La forme de l’eau

Bonjour à tous ,

Aujourd’hui je vais vous parler d’un livre printaniers. Oui, on est en juillet, mais là météo’ n’a Plus de saisons de toute façon :). Plus sérieusement la forme de l’eau de Del Toro et Kraus parle d’amour entre Elisa et « créature ». Créature , pour les scientifiques; Dieu pour les autochtones. Peu importe, Elisa, femme de ménage du laboratoire tombé par hasard dessus s’en trouve fascinée. Quelque part elle en tombe amoureuse et fait tout pour le sauver. On dépasse le conte fleurette pour passer à l’action. Au passage l’auteur  pointe plusieurs injustices et nous raconte différentes histoires. Il y a bien sûr celles d’Elisa; mais aussi celle de son voisin et serveur du coin. Il y a aussi celle du soldat-héros qui pense que cette dernière mission va le sauver du pacte du diable et qui devient général-bête noire de la société civile. Il y  L’histoire entre ce soldat et sa femme , mais aussi celle de sa femme qui essaye de s´en sortir. Tous ses personnages vont se croiser les uns et les autres par pure coïncidence et sans jamais découvrir leurs liens. Et je trouve  cette façon de raconter la vie formidable.

Un livre qui parle d’un sujet léger pour faire évoluer les personnages en eaux troubles; j’adore.8BE2472B-CADE-451B-B80B-BBFAC3AA87A1.jpeg

 

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PAL Juin 2018

Bonjour Les Loulous,

Petite parenthèse, ayant environ 4 heures de trajet par jour pour aller travailler, je me contenterais probablement que d’un article par mois. Mais, alors, revenons ensemble sur sur mes lectures du mois de Juin.

Alors, l‘araignée tisse sa toile de Joelle Cayre est un véritable coup de cœur.  Il s’agit d’une romance qui se passe en Bretagne. Pour une fois, on évite le schéma gentille fille qui tombe amoureuse du Bad Boy et ça fait du bien. Mais, attention, la gentille fille tombe amoureuse du gentil garçon; mais à leur risques et périls. En effet  « L’araignée » rode sur les côtes Bretonnes et ne voit pas d’un bon œil le rapprochement d’abord amical de Jeanne et de Jason.

Le Démon du passé de Mary Higgins Clark est une relecture, qui à un peu perdu de son charme avec le temps. La tension n’arrive qu’à la fin, quand on ne sait plus très bien qui est l’ennemi de qui; mais les fausses pistes que suivent l’héroïne lisse un peu trop les événements. J’ai un peu perdu l’intensité des rebondissements auxquels Mary Higgs Clark m’avait habitué.

La mort des Bois de Brigitte Aubert  nous permet de suivre les pensées d’Elise, qui, en plus d’avoir perdu l’usage de ses membres, se retrouve muette et aveugle. Seule, sa dame de compagnie, pense qu’elle est encore vive d’esprit. Une petit fille, Virginie, a décidé de lui confier tous ses secrets: et le plus étonnant c’est qu’elle connaîtrait l’assasin des enfants morts dans les bois. Elle le surnomme « La Mort des Bois » et lui confie des noms pour que  » La mort des Bois » épargne Elise. Et si c’était vrai ? Si Virginie ne fabulait, comment Elise pourra t-elle faire comprendre ce qu’elle sait aux policiers ? Et sa conscience lui dictera t-elle le droit de confier le secret de Virginie à ces messieurs ?

Dans La mort des neiges, Elise à retrouvé un tout petit peu de motricité. Dans ce tome, elle peut désormais écrire, mais, les petits mots peuvent disparaître surtout lorsqu’elle se retrouve en plein milieu d’un centre pour adulte handicapé. Ce qui aurait dû être un refuge, devient un piège mortel. Les meurtres inhumains du village continuent à l’intérieur même du centre, alors qui est coupable parmi les résidents ou les soignants ? Petite précision: il vaudrait mieux éviter de manger du steak pendant votre lecture et même pendant la semaine qui suit (au minimum pour les âmes sensibles).

 

PS: Pour rester dans les émotions frissonnantes,  le film  » Sans un Bruit » est un film d’horreur réussie pour moi. Vue au cinéma, dans un silence absolu, il fichait vraiment bien la trouille: qui serait capable de survivre dans un silence absolue, même si le langage oral a été remplacé par un langage des signes.  Je vous laisse sur la bande annonce,car, je ne ne peux pas en dire, sans spoiler, mais il s’agit aussi d’un coup de cœur ,cinématographique,pour le coup.

PAL 2016-2017 finie :)

IMG_3893 Bonjour à tous,

J’ai enfin terminé ma pile à lire , je vais pouvoir me procurer d’autres livres avec plaisir. Il m’en restait 4 à lire:

  • Principes mortels de Jacques Saussey
  • Prisonniers du temps de Michael Crichton
  • La femelle de l’espèce et la raison des femmes d’Andrea H. Japp

Alors, pour commencer, Jacques Saussey m’a envoûtée en suivant un adolescent qui s’engouffre dans un second naufrage familial pour fuir le premier.  Quatre ans après la mort de son cousin, Frank revient pour la première fois chez son oncle et sa tante pour réviser son bac, mais Frank vient de dépasser la phase de déni du deuil et veut savoir la vérité sur le décès de Paul.   Un peu dur mentalement au début pour ceux qui sont sensibles, le voyage est déroutant, mais fascinant. J’ai adoré le livre et c’est un coup de cœur à 100%.

Pour les Prisonniers du temps de Michael Crischton, j’ai du mettre la barre trop haute en raison du résumé mais j’ai été assez mitigée.  J’avais cru me rendre au moyen-âge par des voyages dans le temps, mais l’introduction sur la physique quantique et les débats sur les historiens m’a un peur refroidies. Je crois que j’aurais préférée que ces explications viennent directement d’un des personnages puisque de toute façon les héros sont des historiens qui découvrent le voyage dans le temps suite à la disparition du professeur Johnston.  J’ai beaucoup aimé les passages d’actions  lorsqu’une partie des protagonistes se retrouvent coincés dans le passé,  mais ils étaient toujours coupés par des débats théologiques par le directeur et les employés de la société détentrice du pouvoir du passage dans le temps.

Pour Andrea H. Japp, autant j’ai adoré suivre Sarah dans la femelle de l’espèce.  La fille de Sarah est kidnappée, et l’immobilisme de son mari face aux « quand diras-ton ? » l’oblige à remettre en question leurs caractères et mode de vie. Sarah idéalisait le machisme de Toni, persuadée que son homme viendrait à protéger sa famille envers et contre tous en échange d’une femme bien à sa place dans la cuisine. Mais, Toni, reste immobile et n’assume pas ses paroles. L’action, c’est Sarah qui la mène, faisant resurgir les défauts de son mari, mais; toujours en équilibre, avec ses qualités.  Les doutes se Sarah sont magnifiques. En revanche, pour la raison des femmes, je n’ai pas accrochés à l’équipe de policiers. Bon ils s’agissaient de leur 4ème enquête et j’aurais peut-être du commencer par leur première pour suivre leurs discordes. Mais la seule chose que j’ai vraiment appréciée est les sentiments ambiguës, entremêlées d’une mère d’une fille autiste face au monde extérieur. Autant « son bébé » de 13 ans est toute sa vie, autant elle redoute les actions et pensées des autres humains qui ne comprendrait pas la maladie de sa fille. Pour découvrir l’embrigadement des sentiments de Gloria bien décrits par Andréa, il vous reste plus qu’ à le decouvrir. Ne connaissant pas cette maladie, j’ai aucune idée si ce que l’autrice est véridique ou non, mais en tout cas ça me paraît vraisemblable.

Coup de cœur :Territoires, Olivier Norek

Bonjour Les LouIMG_3752[1]lous, mon premier coup de cœur du mois est pour Olivier Norek avec Territoires.  

Je vous avouerais que je n’étais pas partie sceptique et qu’au contraire j’avais hâte de retrouver les flics du 93 version Coste. Mais je n’ai pas été déçue par le renversement brigade des stups /brigade criminelle. Une sorte de vie-vis-ma vie pour interpeller le nouveau Parrain de la Cité. Celui (ou celle qui à foutu en l’air la fin de la surveillance des stups pressés de rentrer chez eux… On suit donc un double jeu dont le point de départ est un combat de box soutenu par la mairie. Au lecteur d’esquiver les coups et de se régaler du spectacle… 😀

Bonne lecture.

Le temps des (dés)illusions ?

Bonjour Les Loulous,

Ce mois-ci, mes lectures tournent autour des faux-semblants et des manipulations autant à l’époque victorienne que dans le monde moderne.

Eh, oui commençons par les 2 nouvelles de Karine Giebel dans les maîtres du jeu. Un livre facile à lire et rapide, mais qui tient en haleine. Impossible de respirer dans la première nouvelle! Personne n’est innocent, même pas la victime, mais qui est-elle vraiment ? L’acteur raté, l’amant délaissé, la femme battue, le mari jaloux ? J’ai adoré la première nouvelle, et la fin, je ne m’y attendais vraiment pas. Par contre la première nouvelle m’a tellement marqué que j’ai aucun souvenir de la 2ème nouvelle, à part que j’avais passé un agréable moment de lecture, mais elle ne m’a pas marqué contrairement à l’histoire de l’actrice professionnelle.

Pour Meurtres Cardington Crescent d’Anne Perry, j’ai adoré me retrouver au temps de la reine Victoria à soutenir les filles dans leur combat pour la liberté des femmes.  Se rebeller avec elles, et de voir certains progrès entre mon monde et le leur. Mais,  plus important encore, c’est de voir une enquête piétinée,se résoudre par hasard tandis que la résolution de l’enquête sur le beau-frère (notable) du policier (des bas-fonds) entraîne un autre genre de spectacle, de balais incertains et même un dénouement presque humain.

Un petit voyage dans la folie ?

Coucou Les Loulous,

Aujourd’hui on va d’abord parler de Comic avec Alice au Pays des merveilles  (paru en 2010).  Pour, moi c’ est un vrai petit bijou tant au niveau dessin que revisite du conte d’ Alice. En fait, on ne suit pas vraiment Alice, mais plutôt sa fille. Eh oui, Alice a bien grandie, elle s’est mariée et à deux enfants. Bon,  déjà, Alice n’est pas vraiment sortie indemne du pays imaginaire. Et des années plus tard,  sa fille aînée s’y trouve confronté.  Et commence à plonger dans un monde d’horreurs… Devient-elle folle ? Va t-elle s’en sortir ? Les dessins sont un plus dur que ne laisse présager la couverture, mais bien au service de l’histoire. Et bien sûr j’ai aimé certaines références à Lewis et à son conte.  Et sitôt fini le comic, j’ai eu envie de relire pour voir par moi-même tous les détails cachés expliqués à la fin. Et la 2ème lecture fait autant voyager que la première, bon, dans un monde qui n’est pas du tout de repos, mais un monde vivant.

Alice au Pays des MerveillesArtbook Alice au Pays des Merveilles

Et puisque vous êtes parti pour voyager dans des contrées obscures, ça vous dit un petit voyage en Ecosse sur Pig Island ? Sur cette lecture, je suis un peu mitigée, le suspense est intenable et j’avais du mal à lâcher les pages du moins pour la première partie. La seconde partie m’a laissée dubitative, mais, comme le journaliste j’ai quand même été happée par cette histoire. Sauf que le dénouement me laisse songeur, mal à l’aise.

Le synopsis ? Un journaliste part sur l’île des cochons où les habitants seraient à la merci du diable et où une énorme créature mi dragon-mi homme existerait. Le journaliste est habitué à traquer les artefacts derrière les mystères surnaturels, mais sur cette île rien ne se passe comme prévu et le journaliste tombe dans le piège de son ennemi.

Toujours en quête d’aventures surnaturelles ? Le cercle de Meggido de Nathalie Rheims vous fera souffler, enfin peut-être….IMG_3605[1]

En fait, nous suivons Maya, son mentor et d’autres archéologues aux prise d’une malédiction lors de la découverte d’un sanctuaire qui remettrait en cause les origines de la bible.  Le seul répit sera de suivre chronologiquement l’enquête de Maya dans un style simple. Seul bémol les ellipses arrivent sans crier garde d’un paragraphe à l’autre.  Mais, j’imagine qu’avec une lecture plus concentrée, la non-séparation par chapitre ou saut de page ne m’aurait pas gênée. Mis à part ça, suivre Maya dans la découverte de cette malédiction où un mort apparaît chaque jour selon un calendrier du zodiaque dessinée sur la tombe des siècles et des siècles avant la naissance de la jeune archéologue vaut le détour et pas mal de frissons.

Bonne lecture 🙂

Rêver, F. Thilliez

IMG_3459Bonjour Les Loulous

Vous avez éteint les lumières, allumez les bougies, vous êtes plongés « entre chiens et loups » ?

Alors ça y est, vous êtes prêts à embarquer dans le « no man’s land » d’Abigaël. Ici, on suit une jeune psychologue, consultante dans l’équipe de police qui cherche les enfants disparus.

On y voit une équipe de flics débordés par l’affaire, le kidnappeur est en avance sur tous les actes des policiers.  La psychologue, après un drame familial, abandonne l’enquête. Et on s’embarque dans une histoire un peu différente des romans policiers du genre.

Mais, si la psychologue, narcoleptique, confond de plus en plus rêve et réalité, il ne suffit de quelques pages pour devenir le pourquoi.  Pour autant, on continue de s’accrocher à l’histoire, peut-être parce qu’ Abigaël est attachante ou peut-être parce qu’on prend un malin plaisir à suivre ses déboires ? Peut-être aussi parce qu’on se sent plus intelligent que les personnages ? Alors on va jusqu’au bout et on se rend compte avec plaisir qu’on a été roulé dans la farine, parce que le narrateur a volontiers a relevé cette première intrigue pour endormir le lecteur. Car, cette première intrigue n’est qu’une sous-intrigue , qui à autant d’importance que l’arbre qui cache la forêt.

Même si il ne s’agit pas d’un coup de foudre, j’y ai consacré, avec plaisir, une bonne partie de mes nuits.

Bonne Lecture.